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A la découverte du Deutsches museum de Munich

Le temple des sciences et techniques

Anaïs vient tout juste d'intégrer nos rangs. Diplômée du Master de Communication Scientifique de Strasbourg, c'est elle qui déploiera nos actions dans l'ex-région Languedoc-Roussillon avec l'ouverture de notre antenne à Montpellier ! Juste avant de commencer cette nouvelle et passionnante aventure, Anaïs est partie se ressourcer quelques jours en voyage à Munich ! Curieuse et passionnée, elle ne manque pas de programmer un peu de culture scientifique durant son séjour. Pour son premier billet, elle nous partage donc sa découverte du Deutsches Museum de Munich, l’un des plus grands musées des sciences et techniques au monde, eh oui rien que ça :)
 

Une découverte inattendue 

Pour la préparation de mon voyage en Allemagne, j’ai tapé par curiosité sur mon moteur de recherche web préféré : « musée des sciences + Munich ». Et oh ! Surprise ! Je suis tombée sur le Deutsches Museum, un musée des sciences et techniques censé être un des plus grands musées dans le genre au monde.

Étonnée, j’ai alors mené ma petite enquête. Fondé en 1903 par Oskar von Miller, ingénieur du bâtiment et père de l’énergie hydraulique en Allemagne (côté technique, il en connaît donc un rayon), le musée a d’abord porté le nom de « Musée allemand des chefs-d’œuvre scientifiques et techniques ». Ce titre ne cache pas les grandes ambitions d’Oskar von Miller qui a même toqué à la porte de deux prix Nobel de physique pour leurs conseils : Max Planck connu pour ses travaux sur la théorie des quanta et Wilhelm Conrad Röntgen, le découvreur des rayons X.

Interrompus par la Première Guerre Mondiale, les travaux du temple allemand des sciences ne s’achèvent qu’en 1925.

Aujourd’hui, le musée accueille chaque année plus d’1,5 million de visiteurs. C’est donc plutôt pas mal ! Le musée possède même des filiales : la Flugwerft Schleißheim, un musée de l’aviation, ou encore le Deutsches Museum Verkehrszentrum, un Musée de la Mobilité et du Transport, inauguré à Munich en 2003.

La particularité du musée est qu’il renferme une riche collection d’objets, plus de 100 000 dont 28 000 présentés répartis sur 47 000 m². On n’arrête pas les superlatifs avec ce musée ! Derrière mon écran d’ordinateur, je jubile ! Il me tarde donc de découvrir ce fameux Deutsches Museum.
 

Suivez le guide ! 

C'est le grand jour ! À mon approche du Musée, je découvre un bâtiment imposant qui promet de belles découvertes.  Et c’est parti pour la visite ! 


 

Le musée s’étale sur 6 étages (avec un planétarium et un espace consacré aux enfants) et présente environ 50 thématiques scientifiques : histoire naturelle, métallurgie, mathématiques, aéronautique, électronique, informatique, astronomie, physique, biotechnologie, robotique... Une liste un peu étourdissante. La première salle que l’on découvre après l’entrée est dédiée à l’énergie hydraulique, le dada du fondateur. Toutes sortes de systèmes sont présentés, mais malheureusement la plupart des écriteaux ne sont qu’en allemand, ce qui limite mes explications sur cette partie :).

Puis, le parcours nous mène à une grande salle consacrée à l’aéronautique, du sous-sol jusqu’au plafond, avec l’exposition de bateaux et d’avions divers et variés : bateau à voiles, paquebot, scaphandrier, sous-marin, planeur, avion de l’armée allemande, etc. 


 

Le plus marquant dans cette partie est le sous-sol. En s’y aventurant, on y découvre notamment l’intérieur d’un bateau du début du siècle avec ses cabines, son cockpit et même le pont. On sent que la reconstitution ne date pas d’hier, mais le caractère immersif fonctionne encore très bien. 
 


 

Toujours dans l’univers marin, je tombe sur une curieuse machine à prévoir les marées. 
 


 

L’avènement des navires à vapeur au XIXe siècle a conduit à la nécessité de prédire les marées pour mieux programmer le départ des bateaux. La première machine allemande a été commandée secrètement par l'armée et construite en 1915-16. Dans un contexte de Première Guerre Mondiale, la prédétermination des marées mondiales était bien évidemment un fort enjeu. La machine présentée au Deutsches Museum est la plus grande au monde : elle mesure 7,5 m de long, 2 m de haut et pèse environ 7 tonnes.
 

Après l’aéronautique, direction la physique. Le musée possède une grande collection d’instruments parmi lesquels se cache un petit trésor : le matériel expérimental qui a permis à Lise Meitner et Otto Hahn de comprendre le phénomène de fission nucléaire.
 


 

À cet étage, toute une partie est consacrée à des expériences et manipulations pour comprendre les phénomènes physiques tels que la gravité, la conservation d’énergie, l'électrostatique, etc. Les dispositifs et les explications ne sont pas de toute première jeunesse, mais restent tout de même efficaces. 
 


 

Après la physique, je file vers l’espace consacré à la médecine. L’univers est radicalement différent et offre une vision un peu futuriste… des années 80 :) !
 


 

On y voit notamment des neurones et des micro-organismes géants et on peut même faire du microtourisme en se baladant dans une cellule et découvrir ses principaux composants : noyau, reticulum endoplasmique, ribosome, etc. 
 


 

Ensuite, j’ai exploré la partie sur les nanotechnologies et biotechnologies : on y parle OGM, clonage, nouveaux matériaux, etc.
 

 

Un exposition participative sur un thème original 
 

Curieuse de découvrir une exposition récente, je me suis dirigée vers l’exposition temporaire du moment : « energie.wenden » (littéralement « énergie tour »). L’exposition propose de se mettre dans la peau d’un politique qui doit prendre des décisions sur les questions cruciales de la transition énergétique. Pour cela, les visiteurs sont munis d’un carton jaune qu’ils doivent insérer dans différents terminaux multimédias. Sur l’écran, on y découvre des questions relatives à la fourniture, la distribution et le stockage de l'énergie avec plusieurs solutions à chaque fois. Selon la réponse choisie, des personnes de différents horizons (politique, habitant lambda, ingénieur dans le domaine des énergies, etc.) expriment leur point de vue. Ensuite, on récupère le carton jaune qui a été perforé à un endroit bien spécifique. 
 


 

Dans la partie centrale, on trouve également de grands écrans avec les différentes personnes rencontrées dans les terminaux multimédias. Ils attendent patiemment qu’un visiteur s’approche et déclenche le détecteur pour qu’ils puissent s’exprimer. C’est assez bluffant ! 

À noter qu’en plus de la partie multimédia, on trouve sur près de 1000 m² divers objets, maquettes, démonstrations, vidéos et dispositifs interactifs pour davantage réfléchir aux questions posées. 
 


 

À la fin de l’exposition, on insère une dernière fois le carton jaune dans un terminal multimédia et découvre notre profil selon les décisions prises. Je vous laisse découvrir le mien : 
 


 

J’ai trouvé le scénario bien ficelé et efficace. Il permet vraiment de se rendre compte de l’ensemble des conséquences (économiques, sociales…) des prises de décision dans le domaine des énergies. 
 

Un dernier coup d'œil avant la sortie

5h de visite, rien que ça ! Eh oui, le temps file très vite dans ce musée ! J'ai quand même pu découvrir un magnifique panorama de la ville de Munich en accédant aux terrasses du musée. Avant de le quitter pour nourrir mon estomac qui commence à donner de la voix, j’ai tout de même cédé à la tentation d’explorer encore une dernière partie : une mine reconstituée. On y découvre l’univers de l’exploration souterraine avec des mises en scène de mineurs et des explications en allemand :-( et en français aussi :-). La reconstitution (comme pour le bateau) est impressionnante. 
 


 

Globalement ce musée m’a bien plu : entre objets historiques, les différentes expérimentations et les impressionnantes reconstitutions, on y trouve facilement son compte. Le plus intéressant d’un point de vue de la médiation scientifique reste l’évolution de la muséographie selon les époques de conception.

En proposant des univers de plus en plus immersifs et interactifs, l’expérience du visiteur est davantage prise en compte. Cependant, je suis loin d’avoir tout exploré, j’ai dû parcourir environ 30% du musée seulement. Deutsches Museum, je reviendrai un jour ;-)
 

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