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On a testé... le premier escape game de Fermat Science !

Vous avez 1 heure pour sortir de ce billet...

« Voici votre mission. » Nos regards se croisent, intrigués, puis se baissent vers le document tendu. Nous lisons avec attention les consignes. Imprimons chaque mot comme si l’enquête en dépendait. Nous aurons seulement une heure. Une heure pour mener à bien notre mission : résoudre une énigme autour de la mort du mathématicien Evariste Galois, décédé en 1832.

Me voici prête à tester le premier escape game scientifique conçu par Fermat Science. « Pourvue que je ne sois pas ridicule ! » pensais-je à voix haute.
 


 

Une entrée pour le moins complexe...

L’équipe nous indique l’entrée. Un escalier de pierres roses, s’enfonçant vers l’obscurité. Dans ma main, une torche. Dans l’autre, un talkie walkie. « Nous pouvons vous voir grâce à une caméra. Mais pas vous entendre. N’hésitez pas à nous appeler via talkie au moindre problème ». Ce discours résonne à mes oreilles comme les prémices d’un film d’épouvante.

Petits rires nerveux. C’est parti. Nous commençons à nous enfoncer dans les sous-sols de la Maison de Fermat. La torche virevoltant le long des murs pierreux. Le cœur battant d’enthousiasme.  Nous sommes le deuxième groupe à avoir la chance de plonger dans cette intrigue. « Le premier groupe était composé de lycéens. Il leur manquait 10 minutes pour résoudre l’enquête » nous a expliqué Thomas, de l’équipe de Fermat Science. Pour nous, l’affaire s’annonce mal… Nous voici devant la porte en verre, dévoilant le décor qui nous attend… et fermée à clé ! Quelle frustration ! La salle est là, juste devant nous. Et pas moyen d’y accéder. Nous sommes cloitrées entre cette pièce lumineuse au milles secrets et cet escalier ténébreux.

Heureusement, le chrono de l’unique petite heure accordée n’a pas encore démarré.

Pour ne pas vous gâcher le suspens, je terrai la manière dont nous avons réussi à accéder à notre salle de jeu. Je peux simplement vous dire que cela n’a pas été sans mal !

Ca y est, nous y sommes. Nos yeux balayent la pièce, scannent chaque élément. Voici donc l’univers d’Evariste Galois, qui mêle éléments véridiques issus d’un long travail de recherche sur la vie du mathématicien, et folies sorties de l’imagination de nos chers maitres du jeu.

Premier réflexe, sur conseil de l’équipe : renverser le sablier. Il nous servira d’indicateur sur le temps de jeu restant. Une bonne idée de Fermat Science : cet objet d’époque s’insère beaucoup mieux dans l’univers qu’un écran avec décompte comme on le voit souvent dans les salles d’escape game.

Encore une fois, je ne dévoilerai aucun détail du jeu. Cela gâcherait tout plaisir aux futurs enquêteurs.

Les seuls détails que je peux partager, ce sont les sensations. La sensation d’être perdue face à de multiples combinaisons. La sensation que je suis tout près du but. Ou encore celle de la victoire, en décodant une à une les énigmes. Le plus dur est de rester concentré, vif et motivé. Car tous les escape games provoquent les mêmes tensions : celles de se retrouver noyé sous un flot d’indices, d’éléments, de fausses pistes, et de nombreux cadenas et portes à déverrouiller. De quoi s’arracher les cheveux durant les premières minutes. « On a imaginé trois parcours, nous expliquera plus tard Camille, qui a conçu l’intrigue. Ces trois parcours mènent chacun à un élément permettant de résoudre notre enquête ». Evidement, ces parcours se croisent dans l’espace. Leurs indices sont éparpillés, nous faisant passer d’une piste à l’autre. Il nous faudra donc rester concentrées, créant une sorte tableau mental pour y ranger chaque élément. Nous passons ainsi d’un bout de la pièce à l’autre, nous renvoyant les indices les unes aux autres. Pour nous aider, une ardoise et une craie, qui nous permettront de résoudre quelques énigmes mathématiques dont l’équipe de Fermat a le secret. De temps à autre, notre œil s’égare. Puis s’oriente vers le sablier, comptant chaque grain nous menant vers la fin de notre enquête. Le temps s’est déjà bien écoulé. Et il nous reste tant à dévoiler.

Un regard vers la caméra, angoissé. Le talkie walkie s’anime, face à notre désarroi. Nous offre des pistes plus qu’attendues. « En général, nous attendons 20 minutes avant de commencer à aider, nous dévoilera Thomas. Mais on s’est rendu compte qu’il était très difficile pour nous de percevoir votre état d’esprit via la caméra. Parfois, on a la sensation que vous êtes démotivés, alors que ce n’est pas le cas ». Et en effet, alors que le sablier voit ses derniers grains s’envoler, l’équipe débarque dans la pièce, désolée pour nous. « Vous y étiez presque ! ». Avec mes comparses, nous nous lançons un regard, étonnées. Nous pointons du doigt le témoignage de notre succès. « Mais vous avez résolu l’énigme ! Depuis le moniteur, on n’a rien vu ! On pensait que vous vous étiez arrêtée, découragée. » Bien au contraire ! Nous n’étions pas peu fières de faire le bilan de notre victoire. Tout ce qui nous avait semblé déroutant prenait du sens. Toutes ces longues minutes à chercher dans tous les sens n’avaient pas été sans raison. Ainsi, ce début si laborieux était récompensé. « Mais ne pensez-vous pas que vous auriez un avis moins positif sur le jeu si vous n’aviez pas réussi ? » nous demandera l’équipe. Peut-être bien. Mais le plaisir était bien là.  
 

De quoi imaginer de nombreux escape games scientifiques

Pendant que certains s’affairent au rangement de la pièce pour le prochain groupe, nous échangeons avec Thomas et Camille. Ils nous racontent la construction de leur œuvre. Les mois de recherche sur la vie du mathématicien, de rassemblement de documents.  Le recensement d’énigmes, de pistes possibles, de casse-têtes. La visite de salles d’escape games. La quête d’objets d’époque, glanés sur le Bon coin. Puis l’écriture du scénario et des parcours. Six mois pour réaliser tout cela. « Franchement bravo ! C’est vraiment réussi » dis-je avec le plus grand enchantement. Car non seulement nous n’avons pas vu le temps s’écouler, mais nous l’avons passé à découvrir la vie d’un mathématicien, son œuvre et ses contributions futures.
 


 

Passé le moment du bilan, nous réinventons le monde autour d’un bon repas. Ou disons plutôt, nous réinventons l’enquête scientifique. Partageons nos multiples découvertes. Des escapes games itinérants, réalisés dans les écoles. Des formats courts, seulement 30 minutes, pour accueillir le flux de public lors d’un évènement. Plusieurs salles reliées, permettant à plusieurs groupes de communiquer et d’échanger des indices indispensables. Des escapes games où le talwie walkie est  remplacé par un acteur, dévoilant contenu scientifique et précieuses indications. Des salles où l’on se glisse dans la peau d’un petit être, les meubles et objets nous surplombant.

Bref, le jeu d’enquête a encore de belles heures devant lui, remis en lumière grâce au boom des escapes games. De quoi imaginer les choses plus folles pour la médiation scientifique…

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