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Festival Pint of Science Toulouse, premier du nom

Bilan de la toute première édition toulousaine

Il y a de ça quelques semaines, j’avais profité d’un billet de blog pour raconter l’organisation de ce fameux festival. Vous savez... celui dans lequel la bière coule à flots et les scientifiques sortent aisément de leur laboratoire pour parler de leurs travaux de recherche !
Une recette magique pour faire passer la science, me direz-vous ? Après plus de 8 mois de préparation et 3 soirs de festivité dans 4 bars toulousains, voici le bilan de cette première édition toulousaine !

 

Quelques jours avant, branle-bas de combat !

Entre la répartition des centaines de goodies envoyés par l’association Pint of science France, les dizaines de mails à envoyer pour confirmer les participations des chercheurs, et les consignes à faire aux bénévoles, cette phase de logistique m'aura donné du fil à retordre. Mais c'est le jeu dans l'événementiel !
 

 

À cela s’ajoute la prévoyance ! Oui, car étant en charge de réguler les places en vente, je m’égarais chaque jour dans de longs instants de réflexion et d’hésitation « Soirées épuisées..., je rajoute des places ? Oui, non ? Ou j’attends encore un peu…  j’en rajoute un petit peu ou beaucoup d’un coup ? ». Jauger entre l’envie de voir beaucoup de monde, la capacité d’accueil effective des bars et l'estimation des personnes inscrites qui ne viendront pas et des personnes non-inscrites qui viendront au dernier moment, relève parfois du hasard le plus total.

Au final, nous avons décidé de jouer la carte du surbooking. Avec un prix de 2€, on pouvait s’attendre à ne pas recevoir l’ensemble des inscrits, il valait donc mieux prévoir plus large !
 

Diffusion, propagation, invasion…

2500 dépliants ont été colportés dans divers lieux culturels et universitaires de Toulouse. Un spot d’annonce radio a été diffusé pendant plus de 15 jours sur les ondes de Campus FM Toulouse. Les réseaux sociaux se sont fait arroser de posts. Quelques articles de presse et d'interview radio ont couronné le tout. :)

 

Résultat des courses : SOLD OUT pour quelques soirées après seulement deux semaines d’ouverture de la billetterie. Pour une première édition, ça s’annonçait bien et au final, sur les 10 soirées prévues, 495 tickets ont été vendus.
 

Pint of science Toulouse, première édition : le remake

Les soirées ont suivi un déroulé que nous avions préalablement établi : première présentation, poursuivie d'une pause et d'un quiz de culture scientifique. Puis deuxième présentation, seconde pause, et enfin conclusion et discussions.

 

L’objectif premier ? Laisser la parole au public ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas fait attendre pour interroger, reprendre et approuver les intervenants scientifiques.

Certaines soirées se sont même éternisées, en toute intimité entre les plus curieux et quelques scientifiques absorbés par leurs explications. Témoin qu'avec un verre à la main, le partage et la transmission passent comme une lettre à la poste.

 

Combo gagnant donc pour cette première édition. Des intervenants conquis par le format, un public intéressé et aux questions intéressantes et des partenariats gagnant-gagnant avec les bars.

 

 

Pint of science Toulouse 2018 : les perspectives…

Après une réunion de débriefing avec l’équipe de bénévole, nous pourrons entrevoir les premières perspectives pour la prochaine édition.
 

… au niveau de la programmation

Première chose qui n’est pas des moindres, intégrer les sciences humaines et sociales à la programmation toulousaine de 2018. Le panel des chercheurs toulousains en géographie, histoire, archéologie ou encore en sociologie permettra d’organiser plusieurs soirées sur ces thématiques.

Il faudra forcément penser à de nouvelles thématiques que nous n’avons pas abordées lors de cette première édition. Le champ des possibles est immense et le tissu scientifique de Toulouse nous permettra de trouver de quoi nous mettre sous la dent. Le challenge étant d’arriver à appâter le chaland. Trouver des sujets scientifiques qui soient « sexy » restera notre priorité pour la prochaine édition. Nous pourrions même tenter de faire des binômes d’intervention sciences fondamentales/ sciences humaines et sociales sur un même sujet pour avoir des visions différentes.
 

 

… en termes de cibles de communication

Nous devrons changer notre fusil d’épaule en ce qui concerne la stratégie de communication. En effet, nous avons priorisé en premier lieu nos réseaux professionnels. Au final, lors de cette première édition, le public ne travaillant pas dans des secteurs scientifiques était sous-représenté. Beaucoup de personnes étaient issues du monde de la recherche scientifique. Nous ajusterons cela l’an prochain en inversant les cibles de communication : cible principale, le public amateur de science et d'évènements culturels et cible secondaire, le réseau des bénévoles du monde de la recherche et des universités.

Mais alors, comment arriver à toucher ce fameux « grand public » ? Il serait peut-être pertinent d’envisager une diffusion plus large à destination de maisons de quartiers et d’associations de divers genres. Dans ce cas-là, nous devrons envisager des soirées thématiques très vulgarisées avec des intervenants capables de se prêter au jeu. 

Pour autant, nous ne pouvons nous permettre de négliger le public amateur, voire très amateur de science qui est demandeur.

Nous pourrions élaborer des niveaux dans les soirées. Par exemple, Pint of science - niveau 1, pour des soirées très vulgarisées et niveau 2 pour des soirées plus avancées en termes de contenu.

 

 

… pour l’organisation et les animations

Une hiérarchisation des bénévoles devra être mise en place. Par exemple, les bénévoles dits « hard » qui auront une importante implication tout au long de la planification, et les bénévoles dits « soft » qui seront présents surtout en fin d’organisation et les soirs du festival. Mais aussi pour alléger le travail du coordinateur général, définir un manager par bar est indispensable. Nous avions plus ou moins fonctionné ainsi pour cette première édition, cependant l’implication et les tâches de ce rôle devront être dès le départ mieux définies.

Au niveau des bars, il sera forcément nécessaire de varier les types d’agencements avec une combinaison de petits espaces intimistes et de plus grandes salles qui pourraient accueillir davantage de public. Si le budget nous le permet, nous pourrions prendre en charge une partie du prix des consommations du public.

 


 

Enfin, les animations pourront largement être repensées et améliorées en les rendant plus spectaculaires. Nous avons eu de bons retours quant au quizz, mais je reste intimement convaincue que le meilleur reste à faire. Pourquoi ne pas proposer des expériences avec les masques de réalité virtuelle sur place. Ou encore, faire intervenir des artistes qui traiteraient de la dimension « art et science ». Nous pourrions également impliquer les intervenants scientifiques dans cette partie et leur proposer d’imaginer eux-mêmes une animation autour de leur présentation. Par exemple, en invitant le public à faire de petites manipulations scientifiques.

 

Idées folles et subsidiaires ...

Organiser un événement spécial, un mois avant le lancement du festival pour annoncer la programmation. Nous pourrions articuler le programme de cette soirée autour d’interventions de chercheurs qui travaillent sur des sujets scientifiques très méconnus. 

Nous pourrons réitérer l’idée de l’émission radio pendant le festival, mais en direct cette fois-ci pour permettre aux auditeurs de vivre le live. Voici l'émission enregistrée pour l'occasion par Campus FM. 

 

 

Aussi, pourquoi ne pas proposer à un contributeur d’Echosciences, le magazine de culture scientifique de la Région Occitanie, de suivre les coulisses du festival en publiant des articles, interviews, réactions à chaud du public, etc.

Ou encore, créer une bière artisanale avec un de nos bars partenaires estampillée « Pint of Science ». Une bière qui aurait la vertu d'éveiller les méninges pour assimiler les contenus scientifiques ;)

 

Et tiens, tant qu’on y est, pourquoi ne pas imaginer stationner Le Propulseur près d'un bar pour proposer une animation fablab pendant la pause de la soirée.

Vous l’aurez compris, les idées ne manquent pas. La première édition aura permis de les faire émerger et d’implanter le concept à Toulouse. Nous pourrons, in fine, imaginer exporter le festival dans les villes moyennes de la région (Cahors, Castres, Auch, etc.)  en nous associant avec des associations de culture scientifique.
 

Organiser un festival ? Check !

Au vu de cette réussite, je ne peux que garder une expérience exceptionnelle de cet événement. Mener à bien cette première édition m’aura autant appris personnellement que professionnellement. Après des mois de préparation, c’est quasiment en tant que spectatrice que j’ai pu vivre ces 3 jours de festival et ce à mon plus grand plaisir.

Recueillir personnellement les remerciements du public, des intervenants et des bénévoles m’a également beaucoup touchée. 

Au-délà des trois jours de festival, cette manifestation et les multiples rencontres créées auront permis de mettre en relation doctorants, post-doctorants, chercheurs qui, pour certains, ont déjà l’ambition de travailler en commun sur leurs thématiques de recherche.

 

Sincères remerciements à la trentaine de bénévoles associés, à l’association Incognu, aux gérants des 4 bars (Le Salmanazar, Le Biérographe, Le Blastodice et au Café du Quai), aux 25 intervenants et aux divers personnels de communication de leurs différents laboratoires et écoles, aux salariés et animateurs de Campus FM Toulouse, aux personnels du Quai des Savoirs pour la soirée de clôture, aux membres du Comédy Club scientifique et à leur très belle représentation au Quai des Savoirs qui aura permis d'apporter une vision orgininale de la vulgarisation scientifique, et enfin à Léna, pour m’avoir aidée et soutenue depuis le début. ;)

 

Il ne reste plus qu’à attendre octobre 2017 pour se remettre en marche, enfin plutôt à la course, celle aux financement qui nous permettront de réaliser nos idées les plus folles.

 

 

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